Le papier n’est pas mort car il séduit encore

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Le digital envahit nos écrans et nos vies. Professionnellement il nous ouvre de nouveaux horizons et bouleverse nos recommandations et nos méthodes de production.

Cette révolution culturelle, sociétale et mentale (ah, la “mailodépendance“ !) change nos manières de travailler – vive l’agilité – de picorer l’information mais aussi de la partager, de la critiquer et de s’approprier plus vite quantités de contenus.

Et le papier dans tout ça ? Le print, comme on dit dans notre jargon… Est-il entrain de vivre ses dernières heures de gloire, d’écrire la fin d’une belle histoire ?

Non, non, non, le papier n’est pas mort.

En attestent les nombreuses cartes de vœux reçues cette année, avec leurs mots manuscrits et personnalisés qui touchent bien plus au cœur qu’un email même s’il est animé. Que dire alors des vœux envoyés à minuit pile par SMS sur une liste de 457 numéros de portable : “il est minuit je pense à vous. Bonne année du fond du cœur“. Galéjade…

Le catalogue que l’on feuillette, que l’on se prête, le courrier que l’on annote, la brochure que l’on corne pour indiquer un bon plan à son voisin de bureau, le poster qui trône prêt de la machine à café, l’enveloppe qui interpelle et donne envie de savoir vite la suite, le geste…

Oui le geste, le toucher, l’odorat, les plis, les grammages, les encres qui brillent ou qui soulignent la beauté d’une photographie, le poids de l’objet dans la main, le bel objet… sont autant de raisons de continuer à penser que papier et numérique font bon ménage.

Ne pensons pas d’abord au support de la communication mais plutôt aux contenus et aux objectifs. C’est d’eux que dépendra le choix des supports : papier ou digital, papier et digital.

La complémentarité est souvent source d’efficacité…